Comprendre les troubles anxieux au travail : un enjeu collectif et personnel
Le monde professionnel n’a jamais été aussi rapide, interconnecté et sous tension. Entre deadlines serrées, objectifs ambitieux, exigences de performance, le stress devient, pour beaucoup, une composante “normale”. Pourtant, quand l’anxiété dépasse une certaine limite, elle perturbe la vie quotidienne, la confiance en soi, et rend parfois le simple fait d’aller au travail éprouvant. Selon l’Inserm, environ 15% des actifs français présentent, au cours de leur vie, un trouble anxieux caractérisé, dont le trouble anxieux généralisé et les attaques de panique (source : Observatoire français des troubles anxieux).
Ce n’est donc pas rare, ni une faiblesse. Les troubles anxieux au travail ne sont pas liés à un manque de volonté ou à une mauvaise attitude. Ils s’expriment souvent de façon invisible : ruminations, difficultés à dormir, crises d’angoisse, fatigue chronique, difficultés de concentration ou d’organisation, voire symptômes physiques (palpitations, tremblements, maux de ventre…). Quand la pression professionnelle s’ajoute à l’anxiété, le risque de décrochage, de burn-out ou d’absentéisme augmente nettement.