Bilan médical somatique : écarter les causes organiques
Un trouble du comportement, une dépression ou un épisode psychotique peuvent parfois être les conséquences d’une maladie organique non détectée. La liste est longue : hypothyroïdie (un trouble de la thyroïde), déficit en vitamine B12, lésions cérébrales, infections… Parfois, un certain médicament ou une substance consommée (alcool, cannabis, etc.) est en cause.
Pour cette raison, il est systématique que le psychiatre, en coordination avec le médecin traitant, prescrive ou demande un bilan médical de base. Il peut se composer des examens suivants :
- Prise de sang (bilan hormonal, recherche de carences, fonction hépatique, rénale, etc.)
- ECG (électrocardiogramme) : notamment si un traitement psychotrope est envisagé
- IRM cérébrale ou scanner dans certains cas, pour écarter une lésion cérébrale
- Examens plus spécialisés selon l’âge et les signes : EEG, tests neuropsychologiques, imagerie, etc.
Une étude de l’INSERM (2020) estime que dans 6 à 8 % des cas de troubles psychiatriques diagnostiqués en première intention, une cause médicale peut être identifiée ou suspectée, ce qui souligne l’importance de ce bilan (source : INSERM, « Troubles psychiatriques : diagnostics et traitements », 2020).