Psychothérapies : l’autre pierre angulaire
La parole soigne, structure et permet un regard différent sur la souffrance. Dans les troubles dépressifs, l’efficacité des thérapies psychologiques n’est plus à démontrer : la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande la psychothérapie en première intention pour les dépressions légères à modérées, parfois même sans médicaments.
Mais derrière le mot “psychothérapie”, plusieurs démarches existent :
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TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales) : souvent privilégiées, elles visent à transformer les pensées, comportements et croyances négatives qui entretiennent la souffrance. Elles sont structurées, de durée limitée et fortement validées par les études scientifiques.
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Psychothérapies d’inspiration psychanalytique : centrées sur l’histoire personnelle, les conflits internes, l’analyse du vécu passé et des relations.
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Approches centrées sur les émotions ou la pleine conscience : comme la méditation de pleine conscience (MBCT) ou l’activation comportementale, orientées sur le vécu actuel et les solutions concrètes.
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Thérapies familiales ou de couple : si la dépression impacte la vie familiale ou résulte de conflits relationnels.
Selon les problèmes rencontrés, la durée et la fréquence varient. Le contact humain établi avec le thérapeute est aussi important que la “technique” utilisée : c’est la qualité de la relation qui favorise le changement.
À savoir : depuis avril 2022, la France a lancé le dispositif “MonPsy”, permettant d’accéder à 8 séances de psychothérapie par an sans avance de frais, sur orientation médicale [MonPsy, 2023]. Une avancée pour lever la barrière financière, même si la liste des professionnels volontaires reste parfois limitée selon les territoires.