Des témoignages qui éclairent les chiffres
Les chiffres froids prennent tout leur sens quand on écoute celles et ceux qui, chaque année, vivent ce parcours. Il n’est pas rare que des familles racontent leur « pèlerinage » d’un cabinet médical à l’autre, sans qu’aucun lien ne soit fait pendant des années. Chez de nombreux étudiants, la crise d’angoisse « banalisée » dure souvent toute la durée des études avant d’être enfin nommée. À l’inverse, dans les familles et les écoles attentives, certains diagnostics sont posés dès la 6ème.
Les associations de patients (comme l’UNAFAM) et de jeunes (Nightline, Fil Santé Jeunes, etc.) rapportent au quotidien le besoin de reconnaissance rapide : le diagnostic, pour beaucoup, marque un tournant, même s’il n’apporte pas de solution immédiate.